Archive for the ‘Pistes de réflexion’ Category

Paris - pistes de travail pour le workshop de janvier

Friday, January 1st, 2010

Afin de cadrer le travail à faire durant le workshop, je vais en premier poser quelques objectifs:
-> continuer les repérages sur le terrain, prioritairement dans les zones délimitées (bleue, mais aussi rouge et jaune, cf ce post), faire des images (photographique, vidéo) et de la prise de son (conjointement à la prise d’image). Ce serait bien d’arriver à une centaine de séquences (entre 15 sec et 2 minutes) sur 2 à 3 jours de travail;
-> ce matériel sera immédiatement retravaillé (choix des séquences et images à garder; IN/OUT; rapide étalonnage et filtrage audio), exporté, compressé puis envoyé sur le serveur afin de pouvoir directement indexer le matériel. La base de données accessible via notre CMS est déjà prête pour Paris (voir http://cms.walking-the-edit.net/, mettre user WE; password recherche et lister Paris (sous Renens) puis cliquer sur connexion; il est possible de voir les premières images photographiques dans la base de données en allant sur “Médias”, lister ID>0 pour obtenir toutes les images contenues dans la base). Ce travail nécessite pour la centaine de séquences visée entre 1 et 2 jours;
-> quelques parcours test seront enregistrés avec un iPhone puis envoyés au serveur: il sera dès lors possible de calculer des premiers films à partir des données indexées. La construction de ces films sera encore simple et rudimentaire (recherche du média le plus proche du tracé), mais permettra de se rendre compte de la combinatoire “de voisinage”. Ces films pourraient être visibles sur le site internet du projet (cela dépend de la qualité des résultats). Il ne sera pas encore possible de “marcher” son film en écoutant la bande son en direct - cela suivra pour le printemps 2010.

En résumé, il s’agit donc de faire une première mini adaptation avec une zone réduite et un nombre restreint de médias, permettant de tester la mécanique (notre nouveau moteur de montage) et de faire des premiers tests au niveau du fond (quelle thématique ou sujet choisir) et de la forme (quelles règles de montages pour affiner).

Au niveau des pistes artistiques (quel va être le contenu des films, sur quoi va porter notre attention lors de la création des séquences audiovisuelles), c’est encore relativement ouvert, mais les idées suivantes pourraient être testées et approfondies (attention, ce n’est que des ébauches rapides):
- MOUVEMENT / MOBILITÉ. Le territoire est coupé (incisé) par le périf’; une vraie ligne de bascule, il y a une cassure de rythme et de continuité -> comment ce qui permet le mouvement (la route) coupe ou altère la continuité d’un territoire… De part et d’autre de cette ligne (un “mur” de bruit), la réalité n’est plus du tout la même. Le mouvement des uns en obstacle et au détriment du mouvement des autres; nous ne sommes pas égaux lorsqu’il s’agit de bouger… Maintenant, tout ça est bien théorique - comment “traduire” ces questions en images et sons, joués à travers un mouvement enregistrés sur le territoire ?? Concrètement, les deux ponts piétonniers qui enjambent le périf’ sont intéressants, ne laissent personne indifférent: on pourrait traduire en images/sons comment les personnes vivent ce goulet. Dans les choses à “capter” avec un regard particulier il y a les diverses formes de mobilité douces (marche à pied, vélo, footing etc), mais il s’agit ensuite d’aller plus loin dans l’analyse subjective et la perception des mouvements existants dans cet espace.
- RÊVES / PROJECTIONS. Il y a des populations très différentes vivant dans un même périmètre, séparés par le périf’. J’aimerais bien poser les questions suivantes à des habitants-étudiants de la CIUP et à des habitants de Gentilly: en arrivant ici, est-ce que vous aviez une envie, une rêve particulier qui pouvait se concrétiser ici ? Et comment est ce rêve aujourd’hui, il a changé, ou un nouveau est venu ? Est-ce que ce territoire incite à rêver, à se projeter - envie de changer un lieu, un passage, une ambiance ? Ce genre de questions nécessite du temps de discussion avec chaque personne, sous peine de rester superficiel - le but est d’entendre des voix qui nous racontent des histoires imaginées dans le cadre de leur propre vie, émanant du vécu local. En sous-jacent il y a la question de ce que le territoire permet comme projections, sachant que d’un côté (chez les étudiants) il y a beaucoup de mouvement, les personnes sont “en transit” et que de l’autre, le mouvement est beaucoup plus difficile, et souvent non voulu. Il s’agit donc de confronter les deux réalités via un niveau plus émotionnel et personnel.
- En vrac: le but est aussi de faire quelques entretiens avec des personnes / personnalités vivant dans le coin, sur leur rapport à cet endroit, sur des histoires du lieu, des gens, des ambiances, des images, des mythes etc…
- Selon la lumière, météo etc, faire des images et prendre des sons qui font le portrait de l’endroit filmé, via des détails révélateurs, des situations particulièrement quotidiennes…

Paris - zones de délimitation. Màj

Saturday, December 26th, 2009

Voici une carte avec quelques délimitations provisoires:

- le trait bleu délimite le territoire que nous allons investir; c’est avant tout des “frontières”, pour commencer nous allons nous focaliser sur la zone bleue
- cette zone bleue est le territoire sur lequel nous allons nous concentrer en janvier 2010; plus de précisions concernant le travail à faire dans cette zone suivront
- les deux zones rouge et jaune sont des zones qui peuvent être couvertes à partir de bases de données existantes (cliquer sur le zones pour avoir le détail).
- le trait violet présente la proposition de délimitation pour l’adaptation publique. C’est une base de réflexion, qui sera remaniée en fonction des scénarios d’usages qui vont se définir d’ici le printemps 2010.


Afficher Paris - carte 1 sur une carte plus grande

Schéma - animation

Saturday, May 30th, 2009

De même que pour l’interface du WEphone, Vincent Jacquier a animé le schéma, dont voici une première version:

Schéma - animation

Tout retour critique bienvenu!

UF, 30.05.2009

WEphone - animation

Saturday, May 30th, 2009

Vincent Jacquier a animé notre interface de visualisation du processus de montage visible sur notre WEphone; voici quelques liens:

WEphone-entier (avec téléphone)

WEphone-crop (sans téléphone, pour être simulé directement sur un Iphone)

C’est une premier jet, qui permet de simuler ce qui peut se passer lors d’une ballade. Merci à celles et ceux qui apportent quelques feedbacks et retours critiques !

UF, 30.05.2009

Salle de cinéma

Friday, May 22nd, 2009

En travaillant sur le site web, se pose la question de comment présenter le duo trajet/film dans notre salle de “WEnema”:

projection_toutesbulles

version où l’on voit dans le futur…

projection_videdevant

Version où, comme pour le film, on ne sait pas ce qui arrive…

Il y en a sûrement encore plein d’autres possibles.

UF, 22.05.2009

Graphisme - pistes pour le site web

Friday, May 22nd, 2009

Le chantier du graphisme est complexe - il s’agit de proposer des interfaces claires, intuitives et ayant un même air de famille entre le WEphone et le site web.
De la même manière que pour le WEphone, nous n’aurons pas le temps ni les moyens d’aboutir à une version évoluée et complète du site web d’ici la fin de la phase 2, donc les efforts actuels sont portés sur le fait de déterminer les intentions, les idées et les fonctionnalités que nous aimerions voir sur le site web final.

Dans les grandes lignes, les intentions et envies sont les suivantes:
- le site doit être vivant et modulable, il doit rendre compte à sa manière des enjeux contenus dans le projet (rapport à la mémoire; réapropriation d’un territoire et de médias; auteur collectif; forme de l’inachevé et de l’ouverture, etc). On doit également sentir qu’il s’agit de jouer avec les dimensions spatiales et temporelles: espace réel / espace digital; potentialités d’un espace (réel ou digital); temps multiples (le passé dans le temps réel; le futur à l’horizon du présent; le temps du parcours et le temps du film, etc)
- la place du spectateur: il n’est pas seulement passif mais peut aussi devenir actif - et le but du site est de l’inviter à le devenir. Il s’agit donc d’imaginer plusieurs stratégies qui l’y amènent (marcher son film; commenter les films des autres; éditer des modules etc). Le site comme moteur d’enregistrement de son parcours à travers les liens qui y sont possibles… (d’où l’idée du bouton d’enregistrement qui s’allume sur le logo, cf plus bas)
- degré de personnalisation: découlant de ce qui est développé ci dessus, inviter le visiteur du site d’utiliser celui-ci en combinant les modules et les filtres de recherches selon ses envies. Le site est, d’une certaine manière, un gestionnaire de base de données avec lequel on peut accéder et afficher les informations qui nous intéressent…
- et bien sûr, il faut que le contenu éditorial soit le plus complet et “excitant” possible: il s’agit de parler autant à un public plus large (habitants, touristes d’une ville) qu’à des spécialistes habitués à ce genre d’aventures.

Ce qui est posé actuellement est surtout une grille de base qui est très modulaire; la plupart du temps on a une zone centrale qui peut présenter soit du contenu éditorial soit du contenu “vivant” (les films etc), entourée par une zone verticale et horizontale qui donne des contenus supplémentaires selon le contexte (news; commentaires; films; parcours; modules).

Premier exemple: la homepage.

siteweb_home_mai09

A savoir:
- la zone de menu est encore en évolution; il s’agit de rester sobre, mais actuellement c’est trop neutre et standard (donner plus de “profondeur”, de volume, de hiérarchie).
- En dessous du logo, il y aurait une zone de texte défilant avec un lot de phrases qui décrivent le projet (style “un lieu de rencontre entre l’espace urbain et l’espace digital”; “un dispositif qui permet de générer un film en marchant” etc);
- de la même manière, le texte sous “Le dispositif” change (il y a 3-4 types de textes différents);
- un film, sous forme d’une capture d’écran, est promu en home et donne un exemple avec les commentaires et statistiques sur le résultat escompté;
- on peut filtrer les films affichés via une liste déroulante (actuellement, trié selon le nombre de vues et par date) directement dans l’entête;
- Edit box: c’est l’endroit où on trouvera les fonctionnalités d’édition (notre boite à outils). Elle n’est opérationnelle que si on est loggué (ce qui est possible de faire en tout temps). On pourra y changer / éditer les commentaires que l’on a fait sur les films; si l’on a marché un film, on peut via cette interface ajouter des intertitres au film (en fonction des règles édictées), on peut y concevoir des modules personnalisés (fonction encore très embryonnaire, mais qui permet de concevoir des boites qui présentent de manière imagée des statistiques, par exemple une représentation de la vitesse en rapport avec le nombre de médias, ou les thématiques par rapport aux sujets etc); on peut indiquer les préférences de tri, de recherche etc
Questions ouvertes:
- première ligne de menus: idéalement ne garder que le login et mettre le reste ailleurs…
- permettre de hiérarchiser (via des couleurs, formes ou séparations) les niveaux de contenus (cf ci dessous)

Deuxième exemple: la page du visionnement des films.

siteweb_movie_mai09

Il y a plusieurs idées ici, qui sont assez difficiles de rendre compte sur une image statique:
- le logo prend des couleurs différentes en fonction de la navigation. Il y a deux pistes (encore toutes fraîches, à vérifier et tester):
1) couleurs qui donnent une indication sur le niveau ou le type d’information. Le rond en magenta “s’allume” si on est logué, si l’on enregistre une action (texte, module etc); le premier / détermine les informations éditoriale (textes, extraits image etc) et le double // détermine les “informations collectives” (les films, parcours, commentaires), ce qui est vivant de manière indépendante…
2) couleurs qui donnent l’information du niveau de navigation. Il y a 3 niveaux: la home; le premier niveau de menu; le deuxième niveau de menus.
- il reste également à voir comment on “éteind” notre salle de cinéma (la page qui accueille le duo trajet / film), de manière à pouvoir se concentrer sur l’essentiel, tout en ayant la possibilité d’y voir également quelques statistiques (selon une présentation que l’on peut personnaliser)…

Encore pas mal de travail…!

UF, 22.05.2009

Graphisme - WEphone

Friday, May 22nd, 2009

Il ne sera pas possible d’implémenter les pistes graphique sur notre WEphone pour la fin de cette phase 2 - cependant, il s’agit de pouvoir préciser les intentions et de déterminer les affichages que nous souhaitons (dans un monde idéal, sachant que nous aurons lors de la concrétisation des contraintes techniques).

WEphone mai 09

Les questions qui se posent, que nous n’arrivons pas à résoudre actuellement, sont les suivantes:
- bouton start / stop: pour le moment nous utilisons le logo comme bouton; c’est une bonne idée mais ce n’est pas encore abouti (place sur l’écran ?; comment gérer les états différents ?; utiliser les éléments qui le constituent de manière différenciée ? etc);
- information sur le temps écoulé: il faudrait déterminer une zone de placement d’informations, dans laquelle il sera possible d’afficher des informations diverses (temps écoulé, nombre de médias entendus, kilomètres parcourus etc); prendre comme exemple l’affichage d’informations dans un viseur de caméra… (on peut donc afficher plein d’informations comme aucune);
- légende: très importante pour savoir interpréter celle visualisation, la légende est posée actuellement “par défaut”; il faudrait la traiter de manière spécifique (cf légendes d’une carte), en évitant de la mettre au même niveau que nos bulles - c’est une problématique similaire à l’affichage des informations techniques;
- ligne de temps: le quadrillage en 4 zones est intéressant seulement si c’est repris sur les autres écrans également; on doit sentir que la ligne verticale est le temps présent. La ligne de temps devrait être plus présente à gauche qu’à droite (où elle part en “trompette”…);
- les bulles: il faut mieux arriver à différencier ce qui se passe à droite par rapport à la gauche. Pour schématiser: à droite, le futur, les potentialités -> sensation d’espace, de volume, d’ouverture (idéalement les bulles y sont aussi légères que des bulles de savon) - et à gauche, le passé, l’histoire écrite -> sensation “d’aplatissement”, les choses sont devenus figées dans leur forme, seul le temps garde sa dimension… En discutant avec Pascal Amphoux, nous avons eu l’idée que l’espace à gauche est en 2D, mais avec un mouvement inéluctable de la droite vers la gauche, comme une sorte de tapis roulant sur lui même qui “tire” les bulles dans l’espace de droite (en 3D) vers la gauche, et passé le moment présent (la ligne médiane), applati les médias et les “enfile” sur le fil du temps. Vincent Jacquier est en train de simuler ce processus via After Effects, on devrait avoir une version dynamique prochainement histoire de tester ces idées.

UF, le 22.05.2009 

Graphisme - piste pour l’interface du WEphone

Thursday, April 9th, 2009

En attendant les autres écrans (en cours de réalisation), voici déjà une version (un état) de ce qui fonctionnera sur notre WEphone. il s’agit donc de présenter le processus en cours, c’est donc des visuels qui vont être animés (mouvement de droite à gauche, plus ou moins vite en fonction de la taille des médias: plus ils sont longs, plus c’est lent; plus ils sont courts, plus c’est rapide…)

 WEphone_090409

 

Vue du WEphone: lors du parcours, il est possible de suivre l’évolution du processus de montage en cours. Ici un écran qui montre les thématiques présentes dans le montage (et atteignables sur le territoire); il va y avoir plusieurs présentations de champs de métadonnées qui donneront une indication sur le processus en cours, d’objectiver et d’amplifier l’expérience de la marche génératrice d’un film.
A gauche, le film marché (le passé); au centre, la tête de lecture (le présent); à droite, les médias potentiellement accessibles (le futur).

Plus de vues suivront…

UF 09.04.09

Documents de présentation du projet

Thursday, April 9th, 2009

Dans le but de pouvoir communiquer de manière plus efficace et rapide qu’actuellement, il s’agit de pouvoir présenter / distribuer un document avec la base suivante:
- page de garde (synopsis 5 lignes, citation ?, contact)
- schéma (présenté plus bas), pdf à télécharger ici
- page de texte + images / graphisme autour des notions “espace / temps”
- page de texte + images / graphisme autour de “WHO” et “WHAT”
- page de texte: fiche technique, généralités sur le projet, équipe

Le schéma se présente de la manière suivante:

schéma_090409_jpeg

Ce document est destiné à un public plutôt averti (qui veut prendre le temps de se plonger dans le projet): démarchage de la phase 3, partenaires pour la présentation du mois de juin, utilisateurs voulant en savoir plus etc.
Il s’agit également de publier sur le site public (en construction) une version dynamique de ce schéma, qui présente les divers ingrédients du projet de manière dynamique.

UF, 09.04.09

Point de la situation mars 2009

Friday, March 20th, 2009

Les divers chantiers avancent - voici quelques informations en attendant de pouvoir faire des tests grandeur nature et de pouvoir mettre en ligne des premiers exemples concrets.

-  TOURNAGES: après la première session de 2009 en février, l’équipe de tournage va se remettre au travail de manière individuelle en avril, puis en groupe fin avril; il est prévu une semaine de tournage (avec un week end) sur place courant mai (l’idée est carrément d’habiter sur place afin de pouvoir également filmer de nuit). Le but est de pouvoir faire des images sur tout le territoire (délimitation choisie), sachant qu’il y a déjà beaucoup de matière sur la place du marché ainsi que le long de la rue du Temple (devant l’ECAL). Nous visons un nombre de 3000 à 4000 médias, actuellement nous en sommes à un peu plus de 1300. En outre, nous sommes à la recherche d’un réalisateur / trice supplémentaire, qui pourrait venir nous épauler dans la création de médias audio-visuels durant la période de fin avril-mai. Plus de détails sur la page équipe de réalisation.
- CMS: Lionel Tardy nous a confectionné un outil de cataloguage performant; il est encore en train de l’optimiser et il sera prochainement possible de le mettre en ligne en mode “visiteur” (sans mot de passe, mais aucune manipulation enregistrable). L’accent est actuellement mis sur l’amélioration des automatismes et de l’efficacité du travail, sachant qu’on va devoir gérer quelques milliers de médias… Le gros du travail est effectué par Jeanne Macheret (en collaboration avec les réalisateurs-trices), de la manière suivante: il s’agit d’abord de cataloguer les médias à partir de leurs spécificités propres (caractéristiques objectives et subjectives), puis, une fois qu’il y a une vue d’ensemble (thématique, couverture de l’espace etc), il s’agit d’affiner les choix des combinaisons potentielles (à travers les plans de groupe, les “subjective media set”, la fonction insert/assemble etc). C’est à ce moment là qu’interviennent les réglages du moteur d’analyse et les régles de montage, cf point suivant.
- MOTEUR DE MONTAGE: Florian Poulin de la HEIG va nous fournir pour début avril (précisé lors de la réunion prévue le 7 avril à Yverdon) une version test du moteur de montage (qui contient deux choses: l’analyse du parcours qui vise à déterminer le type de parcours effectué ainsi que les règles de montage qui vont filtrer les médias en fonction d’une liste prédéterminée de champs de métadonnées).
- SERVEUR STREAM: Nicolas Goy a mis en place le serveur de stream, qui va nous permettre d’envoyer les sons mixés sur l’Iphone lors du parcours. Il s’agit d’une méthode flexible qui adapte la qualité (débit envoyé) aux conditions du réseau (données via le 3G); on peut envoyer autant de médias que nous voulons en même temps - mais nous prévoyons de mixer au maximum 4 pistes en même temps. C’est le moteur de montage qui va décider quels médias vont être joués; il faudra encore voir entre l’analyse en temps réel et en temps différé comment on arrive à garder une certaine cohérence, sachant qu’il est plus délicat de couper un média dans la durée en temps réel qu’en temps différé. A noter qu’à partir de fin mars, tous les services liés à la base de données, au CMS, moteur de montage et serveur stream seront hébergés sur un serveur dédié ayant une plus grande bande passante que le serveur actuel; les médias originaux seront toujours stockés à Genève à C-SIDE, mais tout les reste sera sur un serveur dans la région de Lausanne.
- IPHONE: Nicolas Goy va attaquer le logiciel de l’Iphone à partir de début avril - nous allons lui livrer tous les templates et les fonctionnalités nécessaires pour ce moment là; à priori, il serait possible de pouvoir faire des premiers tests avec ce logiciel dès début mai.
- COMMUNICATION: c’est un des chantiers les plus importants, car pour avancer il faut pouvoir faire passer les bonnes informations aux diverses personnes en lien avec le projet, et surtout faire comprendre les enjeux de fond du projet à partir desquels cette personne pourra “rebondir” et s’approprier le projet dans le sens voulu. Nous sommes donc en train de faire un schéma qui puisse présenter le projet “d’un coup d’oeil”; puis d’y ajouter 2-3 pages avec des textes plus descriptifs. A partir de là, Vincent Jacquier va animer le schéma pour aboutir à une présentation dynamique du projet qui pourra servir de communication sur le site ainsi que dans d’autres situations (présentations publiques etc).
- GRAPHISME: Dimitri Delcourt, en parallèle à l’élaboration du graphisme de l’Iphone et de la présentation du projet, fait évoluer la charte graphique pour aboutir pour début avril à une base de travail à partir de laquelle il sera possible de démarrer le prochain grand chantier: le site internet public.
- CATALOGUE DES POSSIBLES: Nicolas Wagnières et Jean-François Blanc ont travaillé sur ce document et terminé une première version qu’il s’agit maintenant d’affiner et surtout de faire fonctionner graphiquement (il s’agit de 5 à 6 pages qui doivent se lire dépliés, donc avec une fonction “accordéon”…).

Plus d’infos tout prochainement.

UF 23.03.2009

Pistes pour la visualisation graphique

Wednesday, February 11th, 2009

Encore quelques liens, en cherchant des projets qui expérimentent autour de la visualisation de données, on tombe sur une grosse collection de projets, dont certains intéressants pour nous.

Visualcomplexity, un site pour démarrer (présentation de beaucoup de projets); Infosthetics, qui se veut “Where form follows data”;
Citymurmur, un projet proche du nôtre, très bien fait - mais j’ai encore de la peine à me raconter des histoires à travers la présentation graphique qui au demeurant est très réussie (cependant, les flux rss qui servent de base ne sont pas accessibles à travers cette interface, c’est dommage);

murmurmadrid     murmurmadrid_modeemploi

Plutôt des pistes esthétiques: historyshots; dreamlines; complexification;
Quelques outils et exemples de manipulation de présentation graphique d’images: glocal; maeve;
Du côté de la cartographie: telegeography; dencity; complexcity; modestmaps;
Et quelques liens venant des statistiques: eigenfactor; grid/plane; gephi;
Projets de recherche ou artistiques: knowledge cartography; sensity - un des multiples projets, les uns plus intéressants que les autres de Stanza (voir par exemple centralcity); faire une image des dialogues d’un film à travers cinematic particles

Je suis retombé sur le projet artistique “Paris ville invisible“…

Il s’en passe des choses…!

Pourquoi aboutir aussi à un “dispositif générique” ?

Monday, February 9th, 2009

Cette question a été posée quelques fois: ce présent post entend donc donner quelques éléments de réponse quant aux raisons et aux perspectives d’aboutir - en plus de la présentation publique à Renens - à un dispositif générique.

En partant de l’hypothèse de travail (qui est somme toute assez générale), nous avons établi des enjeux artistiques, scientifiques et technologiques. Le but du projet est brièvement résumé dans la page de départ; il est spécifié sur cette page ce que nous entendons par films; nous avons également définis la manière d’y arriver ainsi que le type de résultats que nous visons. Ceci étant posé, nous pouvons résumer nos objectifs de la manière suivante:
-> 1. permettre la présentation publique du dispositif artistique tel qu’il a été pensé dans le cadre du projet de recherche pour l’espace de Renens. C’est la fin de la phase 2, le projet de recherche est officiellement terminé à ce moment là.
-> 2. permettre la présentation publique et l’adaptation d’un dispositif générique dans des cadres d’application à spécifier. Il s’agit ici des phases 3 et ultérieures.

Il faut préciser que pour aboutir à cette présentation publique à Renens, nous nous sommes concentrés sur les aspects essentiels du projet en fixant des priorités de développement; un certain nombre de possibles (spécifiés dans un “catalogue des possibles” qui est en cours d’élaboration) n’aura pas pu être implémenté ni même réellement étudié. Ce serait justement dans le cadre de ce dispositif générique qu’il serait possible d’intégrer les pistes qui nous semblent intéressantes, sans forcément devoir les utiliser dans une présentation spécifique - mais qui peuvent réemerger par la suite dans un autre contexte.
Depuis le début du projet, il a toujours été question de pouvoir présenter le dispositif dans d’autres villes, de pouvoir améliorer (et forcément adapter) le projet à chaque nouvelle présentation - il faut pour cela pouvoir s’appuyer sur des bases solides et paramétrables. Pour y arriver, il faut coller à des standards en vigueur (par exemple pour des méthodes d’import ou de synchronisation de métadonnées), pouvoir rendre compatible le dispositif avec les spécificités locales qui n’ont pas forcément été imaginées (une base de données média déjà existante; une présentation cartographique spécifique; des informations spéciales existant sur ce territoire pouvant avoir un intérêt dans le cadre de la présentation du projet; etc).

Concernant la question de la définition du cadre d’application du dispositif générique (tel que mentionné plus haut en point 2), les pistes suivantes sont considérées pour le moment:
- une version “installation”: calquée sur ce que nous sommes en train de mettre en place pour Renens, il s’agit de pouvoir transposer le dispositif à d’autres villes. Il peut y avoir plusieurs types d’installations: installation avec centralisation temporaire (un espace de départ qui permette de voir les films, les parcours des visiteurs à travers une projection des tracés en temps réel, etc); installation décentralisée illimitée (où l’essentiel se passe à travers un site web et le téléchargement de l’application WE); installation à travers l’utilisation d’écrans urbains existants (les films en train d’être marché sont diffusés sur des écrans publics dans le même espace); installation qui cumule les possibilités énoncées ci dessus;
- une version “performance”: un performeur-monteur sillonne la ville et réalise en temps réel un film que des spectateurs peuvent voir dans une salle de cinéma; il a une connaissance préalable du matériel et l’enjeu est de pouvoir convier les médias désirés dans le flux de montage à travers son parcours physique. Cette version peut se faire à partir de la même base que la version installation (c’est donc cumulable).
- par extension, il est possible d’imaginer une version qui utilise du matériel audio-visuel qui vienne d’une autre source que des tournages spécifiques: des archives; des médias provenant d’un stage / workshop spécifique. Cela implique donc que la finalité artistique soit clairement énoncée au départ (convier le passé via une déambulation; étudier une dimension particulière de l’espace urbain lié à un champs d’étude spécifique, par exemple à partir d’une question sociale, urbanistique etc);
- il serait également imaginable d’utiliser le dispositif dans un cadre plus formaté: lié au patrimoine architectural, à une exposition sur le territoire urbain, pour le tourisme. Il est évident que les enjeux ne sont pas les mêmes (que pour notre version artistique) et donc que le matériel de départ ainsi que la finalité doit se travailler de manière spécifique;
- au bout de ce dispositif se pose la question de l’intégration d’images en provenance du réseau (flicker, you tube etc). Deux raisons à cette question: l’adaptation du dispositif à un espace particulier est très lourde et onéreuse (tournages, indexation etc) - pourquoi pas imaginer ouvrir le geste de la création et de l’indexation des médias à un public actif (cf le crowd-sourcing); la tendance du web actuel va dans cette direction: “sémantisation” des liens (importance croissante des métadonnées), objets (virtuels ou réels) liés au réseau et donc potentiellement intégrables dans un flux d’information (qu’il soit informatif justement ou avec une “plus value” artistique), agrégation de contenus divers dans un nouveau contexte qui soit hautement personnalisable, etc

Les raisons d’ouvrir et de circonscrire d’une manière particulière ce “dispositif générique” sont les suivantes:
- il faut éviter “d’enfermer” le projet dans un cadre artistique trop particulier; pour aboutir à un résultat qui fonctionne, il faut vérifier via des tests que les concepts choisis (intuitivement ou selon une logique liée au contexte de création) sont les bons - et le cas échéant de changer / optimiser le fonctionnement. Si le dispositif est trop précis et fermé au départ, il va être difficile de le corriger ensuite (il est bien entendu que pour effectuer des tests, il s’agit d’être très précis dans les choix - mais il doit être possible de pouvoir faire des changements profonds sans devoir tout refaire);
- dans le même ordre d’idée, nous avons choisi la tendance d’aller à fond dans les détails (liste la plus exhaustive possible de critères à indexer), dans la précision de l’analyse puis du montage (pour pouvoir aboutir à un film qui soit le plus proche possible du parcours effectué, notre concept artistique particulier) - quitte à simplifier après. En schématisant, il faut arriver à un film à la structure claire (une logique compréhensible facilement, comme pour notre visée artistique qui se fonde sur la logique du parcours) et “simple”; la simplicité ne s’acquière pas en simplifiant ou réduisant le niveau de granularité de toutes les étapes mais en orchestrant précisément la complexité… (petit article intéressant au sujet de la complexité);
- afin de pérenniser le concept (incluant le projet artistique), il est préférable de permettre une appropriation du dispositif par d’autres personnes (qui peuvent l’améliorer, trouver de nouvelles combinaisons etc) plutôt que de tenir à l’utiliser de manière trop individuelle. Pour permettre cela, il faut ouvrir ses sources et mettre à disposition un ensemble d’outils qui soient faciles et rapides à mettre en œuvre.
- beaucoup de projets artistiques nouveaux médias restent bloqués au stade de prototypes liés à une vision artistique individuelle; par manque de temps, de moyens ou d’exigence artistique, les résultats sont pas forcément à la hauteur des ambitions ou des envies, et ce qui est souvent de l’ordre de la bonne idée n’est pas forcément vérifiable via un objet artistique par le public… Cette généralité (qui a ses exceptions bien sûr) nous amène à vouloir, comme déjà dit précédemment, d’ouvrir le dispositif afin de permettre à d’autres personnes de l’améliorer le système, sans devoir tout réinventer à nouveau. Le monde des développeurs de logiciels utilise déjà ce type d’ouverture des sources afin d’optimiser et rendre viable un travail particulier; il serait temps que d’autres domaines d’activités puissent s’en inspirer.

Afin de rendre effectif ce qui est développé ci dessus, il s’agit bien de séparer ce qui est de l’ordre du projet singulier, individuel (la vision d’artiste) et ce qui est de l’ordre du projet “générique”, détaché à la base de tout enjeu de validité artistique. En gros, il s’agit de mettre toute son énergie créative et artistique au service de l’adaptation singulière de son concept artistique - et de placer l’énergie de développement dans un outil générique qui permette d’ouvrir le champs d’étude ou d’applications. Il me semble que de faire exister un dispositif qui puisse “vivre sa vie” en parallèle à des version signées et artistiquement défendables n’est pas une insulte à ces dispositifs artistiques…

Il est certain que ce vœux d’ouverture et de réapropriation ne fonctionne pas pour tous les projets et ne peux pas être généralisé de manière aveugle - mais pour les raisons évoquées plus haut, ce projet de recherche me semble être dans la catégorie des projets qui peuvent encore offrir bien des surprises à leurs concepteurs et créateurs…

En résumé, il me semble important d’aboutir à ce dispositif générique afin de donner le plus de chance possible aux diverses adaptations qui sont envisageables au jour d’aujourd’hui.

UF, 09 février 2009